Présentation de « moi je »:

Une construction neuve me terrifie par l’absence de fantômes. J’éprouve une attirance irrésistible pour les maisons aux volets clôt où trainent à l’abandon quelques objets dans le jardin, les tables à peine débarrassées, les lits défaits, les meubles chargés de bibelot souvenir… Ce désordre m’invite à l’organiser, le scénariser pour me raconter des histoires, mener une enquête, où parfois s’introduisent des humains, du vivant.
Pour moi, photographier c’est faire ce mouvement de regarder derrière moi, derrière les autres. Composer par la série des passés, ce qui a existé ou plutôt existe maintenant comme mémoire car matérialisé par des négatifs.
Et comme « en matière de souvenirs il n’ya pas de vérité » selon les dires d’un psychiatre, je ne me pose pas la question de la fiction ou de la réalité.
Je travaille les résonances que me provoquent le vide laissé, l’absence, la trace, la disparition. Je pose un cadre, un espace, pour venir interroger la place que nous occupons ici et maintenant, à partir de notre vécu.

Les plus belles des photos sont sans doute celles froissées par tant de mains, glissées dans tant de poches.



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